La violence à fleur de peau
Le regard plein d'épines
L'intérieur dans un profond chaos
Scarifications à l'encre de Chine
Envie de tout brûler
De recommencer à partir des cendres
Admirer les flammes danser
Comme dans l'enfer où l'on va descendre
Les pieds nus sur le sol brûlé
Consumé par la peur et la haine
Que nous avons engendrée
Comme les criminels purgeant leur peine
Ici sous l'oeil vigilant de Satan
Qui veille et surveille
Les mercenaires comme les grands tyrans
Pour ne pas qu'ils connaissent l'éternel sommeil
Ce doux repos qu'est la mort
Comme l'oubli de l'ancienne vie
Et le début d'une autre encore
Où le bien et le mal se marient...
Je lis dans ces yeux une mélancolie profonde
Surement la plus grise du monde
Plus grise que le ciel de ce jour
Espérons que le soleil sera de retour
Comme le sourire sur ce visage
Qui n'a plus ni foi, ni courage
Devant ce miroir de cristal
Qui ne reflète que le mal
Le sombre et l'obscur
Les affres du passé et ceux du futur
Hantant mon présent
De flaques de sang bouillant
Celui des bourreaux et des victimes
De ceux qui ont fait ou subi les crimes
A travers le temps incontrolable
A la cruauté incontestable...
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Juin, ton soleil ardente lyre
Brûle mes doigts endoloris
Triste et mélodieux délire
J'erre à travers mon beau Paris
Sans avoir le coeur d'y mourir...